Feuilles d’automne

Bonjour à tous,

Après un petit silence estival, nous revenons lentement mais sûrement vers la rentrée. Soyez assurés que l’équipe d’Alto n’a pas chômé et a préparé une saison qui s’annonce aussi agréable que celle qui nous traversons. Le succès des Larmes de saint-Laurent de Dominique Fortier, la nomination de Maleficium de Martine Desjardins au Prix des cinq continents de la Francophonie et l’engouement renouvelé pour le catalogue entier d’Alto dans le cadre de la mise en place du 5e anniversaire ont de quoi faire sourire. Merci à tous ! Nous dévoilerons lundi la programmation automnale. En attendant, nous vous invitons à découvrir Sarah Waters et L’Indésirable dans cet article du Devoir. >>. Notez que le roman ne sera en librairie que le 18 août.

À bientôt

Alto

Maleficium de Martine Desjardins sacré meilleur roman fantastique de l’année.

Martine Desjardins, auteure de Maleficium est la lauréate du prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique qui récompense la meilleure production de l’année 2009. Le prix, assorti d’une bourse de 2500 $, lui a été remis samedi le 15 mai, à l’occasion du congrès Boréal. Martine Desjardins l’a emporté sur les deux autres finalistes, Joël Champetier (Le mystère des Sylvaneaux, Alire), et Yves Meynard (L’enfant des mondes assoupis, Alire).

Voici un extrait du commentaire du jury : « Un roman qui se nourrit de l’exacerbation de l’inquiétante étrangeté propre au fantastique en utilisant un vocabulaire très riche et recherché. Martine Desjardins y déploie une érudition étourdissante en matière de culture matérielle et de négoce qui force l’admiration. Elle crée un climat de mystère autour d’une femme fatale dont on peut admirer les différentes incarnations au fil de sept chapitres narrés par autant de personnages masculins. Le huitième récit, qui présente la version de la séductrice affligée d’une affreuse cicatrice à la lèvre supérieure, vient clore admirablement une histoire de vengeance. Martine Desjardins possède, outre un style d’un raffinement exquis, une maîtrise de la narration qui s’appuie sur la connaissance des mécanismes du conte oriental, telle une Shéhérazade des temps modernes. »

Bravo Martine et longue vie au maléfice !

Du tracteur aux caravanes : Marina Lewycka en entrevue à La Presse

Marina Lewycka, l’auteur d’Une brève histoire du tracteur en Ukraine et de Deux Caravanes, s’est récemment confiée à Valérie Lessard du journal Le Droit et à Mathieu Perreault de La Presse. Disponible en ligne, voici un article fort intéressant pour en connaître plus sur l’inspiration du désopilant second roman de cette fort gentille dame :

Lire l’article sur le site Cyberpresse

McClelland & Stewart mise sur les deux romans de Dominique Fortier

La prestigieuse maison d’édition torontoise McClelland & Stewart a acquis les droits mondiaux (excluant la France) des Larmes de saint Laurent, roman très attendu de Dominique Fortier publié ces jours-ci. L’éditeur a aussi acquis les droits mondiaux (excluant la France) du premier roman de l’écrivain, Du bon usage des étoiles, dont la version anglaise (On the Proper Use of Stars, traduite par Sheila Fischman) sera lancée le 7 septembre 2010.

La jeune romancière et traductrice, finaliste entre autres au prix littéraire du Gouverneur général et au Prix des libraires du Québec pour Du bon usage des étoiles, rejoint ainsi le catalogue d’un éditeur de renom où figurent des écrivains d’envergure internationale telles Margaret Atwood et Alice Munro. Il s’agit d’une rare et extraordinaire percée pour un écrivain québécois sur la scène littéraire mondiale et ce, avant même que la version anglaise de son premier roman ne soit en librairie. Rappelons par ailleurs que le cinéaste Jean-Marc Vallée s’est porté acquéreur des droits d’adaptation cinématographique du Bon usage des étoiles en mars 2009 et que la romancière travaille actuellement avec lui à l’écriture du scénario.

Les Éditions Alto félicitent Dominique Fortier et lui souhaitent la plus remarquable des carrières sur la scène internationale.

On a tous les jours 5 ans

Dans le cadre des célébrations entourant son cinquième anniversaire, Alto lance la collection « On a tous les jours 5 ans », constituée de cinq titres inédits, afin de remercier les lecteurs, libraires et autres amis des livres de leur fidélité au fil des ans. Dès le 2 juin, un exemplaire de l’un de ces livres à tirage limité sera offert gratuitement dans les librairies du Québec à l’achat de n’importe quel titre publié chez Alto. Les cinq auteurs de la maison qui ont généreusement accepté d’écrire un texte pour l’occasion sont Nicolas Dickner (DaNse Contact – CuisiN3 familial – TV Satelite), Christine Eddie (Le coeur de la crevette), Martine Desjardins (Grotto), Max Férandon (La roue et autres descentes) et Serge Lamothe (Projet Perfecto).

Tous les titres de la collection « On a tous les jours 5 ans » seront aussi offerts en format numérique et téléchargeables gratuitement en ligne, entre autres sur les sites www.livresquebecois.com et www.jelis.ca.

Alto, comme le RELI, dit non à la TVQ sur le livre

Ami(e) des livres bonjour,

Voici de quoi réfléchir à ce que propose, entre autres, le comité «l’Allier»…

Le RELI (Regroupement des éditeurs littéraires indépendants) est « estomaqué » de la récente proposition du comité « L’Allier » d’imposer une taxe provinciale (TVQ) sur le livre. Le RELI demande à la ministre de la Culture et au ministre des Finances du Québec d’écarter immédiatement et de façon catégorique cette demande rétrograde qui aurait pour conséquence de diminuer l’accessibilité à un outil de culture et d’éducation.

L’effet d’un accroissement de 7,5 % aujourd’hui, et demain de près de 10 %, sur le prix de ce bien culturel serait dissuasif pour de nombreux lecteurs.

Taxer les livres, ce ne serait pas enrichir l’État, mais appauvrir la société !

Il semblerait d’ailleurs absurde qu’un gouvernement qui a annoncé son désir d’abolir la TVQ sur l’ensemble des produits culturels l’impose sur le livre qui en est exempt !

Le RELI rappelle que c’est une autre ministre libérale, Liza Frulla, qui avait fait adopter cette mesure saluée favorablement par l’ensemble du milieu culturel.

Le RELI comprend les éditeurs littéraires indépendants suivants : Boréal, Fides, Hurtubise, Québec Amérique. Cosignent également ce communiqué les éditions Alto et Septentrion.

On passe au Salon… de Québec ?

Venez rencontrer les auteurs de Maleficium et de Tarmac au Salon du livre de Québec au stand Gallimard-Alto.

Vendredi 9 avril :

Martine Desjardins (17h-18h)

Samedi 10 avril :

Martine Desjardins (13h-14h)
Nicolas Dickner (17h-18h)

Et tous les ami(e)s d’Alto sont invité(e)s à venir célébrer, en marge du Salon, le début des festivités entourant le cinquième anniversaire de la petite maison devenue grande. C’est au Studio P (280, rue Saint-Joseph Est) à 20h. En lever de rideau, dès 16h, vous pourrez aussi admirer les oeuvres des copains de la Mauvaise tête qui lancent à 18h Lecture à vue, un recueil collectif inspiré par quelques textes publiés chez Alto. Une très chouette initiative que nous vous invitons à découvrir ici : http://blog.aencre.org/catalogue/lecture-a-vue-alto

Au plaisir !

L’équipe d’Alto.

Maleficium, finaliste du prix France-Québec

Les Éditions Alto félicitent chaleureusement Martine Desjardins, dont le plus récent ouvrage, Maleficium, est finaliste du prix France-Québec. Réimprimé à deux reprises et chouchou de la critique depuis sa sortie en novembre 2009, Maleficium séduit tant par son érudition que par sa sensualité. Notons que l’ouvrage est aussi finaliste au Prix des libraires du Québec 2010 et que les libraires ont jusqu’au 31 mars pour voter. Le résultat sera connu au mois de mai prochain. Quant au gagnant du prix France-Québec, il sera déterminé par un vote populaire auprès des membres des associations régionales de l’Association France-Québec. Doté d’une bourse de 6 800 $, le prix sera remis lors d’une cérémonie officielle en mars 2011, à la Délégation génrale du Québ́ec à Paris. Son objectif est de contribuer à la promotion en France des romans publiés au Québ́ec et de favoriser des rencontres entre les auteurs d’ici et les lecteurs franca̧is. Alto souhaite la plus longue des vies au livre « maudit » qu’est Maleficium !

Nikolski remporte la compétition Canada Reads 2010

C’est un grand jour pour la littérature québécoise en traduction au Canada !

Les Éditions Alto félicitient Nicolas Dickner et Michel Vézina pour leur victoire à la compétition Canada Reads, l’équivalent du Combat des livres au Canada anglais. Au terme de cinq jours de débats animés, le roman de Nicolas Dickner, Nikolski (Alto), traduit par Lazer Lederhendler, a remporté les honneurs de la compétition et se voit consacré oeuvre de fiction canadienne incontournable.

En l’emportant contre The Jade Peony (La Pivoine de jade, XYZ) de Wayson Choy au vote final, Nikolski (Vintage/Random House of Canada) a également eu le dessus sur Good to a Fault de Marina Endicott (traduction française à paraître chez Boréal), ainsi que sur Generation X de Douglas Coupland (10/18) et Fall on Your Knees d’Ann-Marie MacDonald (Un parfum de cèdre, Flammarion Québec), les autres meilleurs vendeurs éliminés en début de semaine.

La compétition Canada Reads est une occasion unique de relancer la promotion d’un livre qui devient souvent un best-seller. L’année dernière, The Book of Negroes de Lawrence Hill s’est écoulé à 300 000 exemplaires, ce qui constitue un record. En moyenne, de 20 000 à 40 000 exemplaires du livre gagnant sont vendus. C’est la deuxième fois qu’un auteur québécois remporte cette compétition, après Prochain épisode d’Hubert Aquin en 2003.

Bravo à Nicolas, Michel, Lazer et Pamela Murray, celle à qui revient tout le mérite d’avoir découvert le bouquin et qui a tant travaillé pour le faire connaitre au Canada.

Salut Paul !

J’ai appris récemment avec une immense tristesse le décès de Paul Quarrington, auteur, entre autres, de L’Oeil de Claire et gagnant d’un Prix littéraire du Gouverneur général pour Water Music. Paul était non seulement un écrivain généreux et fascinant, mais aussi un musicien accompli et une bénédiction pour ceux et celles qui ont eu le bonheur de le côtoyer. Véritable légende de la littérature canadienne, il aura été une inspiration pour plusieurs. En deux rencontres seulement dont une, mémorable, sur un plancher de danse à Toronto (personne ne me dira jamais que nos voisins ne savent pas s’amuser), j’ai touché cette source d’inspiration et, pensais-je alors, j’avais trouvé quelqu’un qui deviendrait un ami et que je reverrais bientôt avec bonheur. La vie en a décidé autrement. Je suis fier d’avoir été le premier éditeur francophone à offrir, à travers le talent et les mots de Sophie Voillot, l’occasion de découvrir le talent de conteur de ce grand homme qui aura, jusqu’au dernier souffle, mordu dans la vie avec une force et une détermination peu communes.

Salut Paul ! Et pour répondre à ta (dernière) question à savoir si je n’ai pas trop perdu d’argent en te publiant, la réponse est non. J’ai gagné quelque chose d’infiniment plus précieux : la fierté de t’avoir publié !

Antoine Tanguay
Éditeur

P.S : Pour découvrir Paul, l’écrivain, je ne peux que vous conseiller la lecture de L’Oeil de Claire, bien entendu. Pour découvrir Paul le musicien, suivez ce lien.

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