Nom : Monsieur Ho
Occupation : Fonctionnaire
Signe particulier : Discret de nature
Tâche : Recenser 1,3 milliard de Chinois
Dans un pays où être vivant signifie être plusieurs, Monsieur Ho mène une existence tranquille de menu fonctionnaire invisible. Pourtant, quelque part dans le Très-Haut, on a d’autres projets pour lui, et il se retrouve bientôt à la tête d’une entreprise aussi vaste qu’insensée : un recensement de tous les habitants de la Chine.
Monsieur Ho voyagera en train à travers un pays pluriel, obsédé par l’avenir et oublieux de son passé, où l’opulence et la corruption côtoient la misère des campagnes. Humain avant d’être fonctionnaire, ce fils d’un paria de la Révolution culturelle qui voue en silence un amour interdit aux mots ne pourra échapper au doute et ses états d’âme prendront peu à peu le pas sur son devoir. Il faudra une panne à la fois mécanique et existentielle en Mongolie intérieure où, quarante ans auparavant, son propre père a disparu, pour que ce comptable apprenne à compter véritablement jusqu’à un.
À la fois reportage surréaliste et fable grinçante sur la face cachée de l’Empire de tous les secrets, Monsieur Ho érige un rempart contre la bêtise en y opposant une lucidité douce-amère parfumée d’une subtile poésie.
Novembre 2008 | 978-2-923550-18-3 | 176 pages | 20,95$
Max Férandon est né en 1964 dans une jolie carte postale du centre de la France, un petit village du département de la Creuse. Il garde de son enfance un imaginaire poétique dont il s’inspire pour écrire ses histoires. Une première traversée de l’Atlantique, en 1988, l’amène au Québec, où il réside depuis et où il a pratiqué plusieurs métiers. Il vit aujourd’hui dans la Vieille Capitale. Monsieur Ho est son premier roman.
Quelques échos
« Comment ne pas aimer Monsieur Ho ? [...] Comme dans toute fable qui se respecte, Monsieur Ho propose des personnages farfelus, des leçons à tirer, une quête à tirer, une quête d’absolu et une certaine morale existentielle. En prime, de l’humour et de belles analogies qui font des clins d’oeil au lecteur. Est-il nécessaire d’ajouter que le second roman du néo-Québécois Max Férandon est attendu avec impatience ? »
Michèle Bernard, Nuit Blanche
« En plus d’être un roman fort bien écrit, Monsieur Ho permet une belle réflexion sur la pluralité et les déchirements auxquels est confronté l’Empire du milieu. Un constat on ne peut plus pertinent quelques mois seulement après le grand show des Jeux de Pékin. »
Valérie Gaudreau, Le Soleil (lire l’article complet)
« Magnifiquement écrit, le livre soulève des points sensibles sur une Chine qui a du mal à se dépêtrer de ses vieux démons. Rémission soudaine avant que la cruauté latente revienne. Max Férandon témoigne de sinistres événements entrecoupés des « pensées oiselières » de Monsieur Ho, calligraphiées dans ses carnets. Par la voix pudique et acide de personnages pittoresques, tels le vieux trafiquant mongol Orgo, la photographe française excentrique Maude Bastien, des pages révèlent au lecteur, avec un humour décapant à peine voilé d’un brin de philosophie dénonciatrice, combien le destin de chacun est irréversible. Ce roman intimiste, malgré sa grandeur géographique, est à lire absolument. Il nous fait découvrir un écrivain qui a plus d’un livre à dire. »
Dominique Blondeau, Ma page littéraire (lire l’article complet)