Hundreds Hall n’est plus que l’ombre de lui-même ; depuis longtemps les glaces ternies ont cessé de refléter ces fêtes qui animaient le manoir au temps de sa splendeur. Victime elle aussi des ravages de la Seconde Guerre mondiale et des tensions qui déchirent le tissu social de l’Angleterre, la famille Ayres, qui habite Hundreds depuis des générations, est abandonnée à son triste sort. Malgré la débâcle, la mère tente de cacher son infortune tandis que le fils, blessé au combat, peine à assurer la relève, aidé par sa soeur, Caroline, une femme vive et indépendante.
Venu un jour s’occuper d’une domestique souffrante, le docteur Faraday, qui a connu enfant la belle époque du manoir, se lie bientôt d’amitié avec la famille. Il sera avec elle témoin d’une succession d’événements de plus en plus effrayants. Se peut-il que les Ayres, hantés par les souvenirs d’une vie révolue, soient aussi tourmentés par une autre présence rôdant dans les corridors de Hundreds Hall ?
Subtil mélange de fresque familiale, de roman social et de suspense gothique, le cinquième ouvrage de Sarah Waters, finaliste au prix Booker, vient confirmer d’éclatante manière le formidable talent d’une romancière ensorcelante.
Première édition limitée (couverture rigide) | Août 2010 | 978-2-923550-35-0 | 580 pages | 33,95$
Sarah Waters
Sarah Waters est née à Neyland, dans le comté de Pembroke (pays de Galles) en 1966. Titulaire d’un doctorat en littérature anglaise, elle a été libraire et professeure. Son premier roman, Caresser le velours, a été adapté pour la télévision, tout comme Affinités et Du bout des doigts, finaliste aux prix Orange et Booker. La romancière, reconnue mondialement pour la somptuosité de ses fresques historiques baroques et sensuelles, a remporté le British Book Award en 2002 et a été nommée trois fois Auteur de l’année en Angleterre. Finaliste
au prix Booker, son cinquième roman, L’Indésirable, est en cours de traduction dans
plus de vingt-cinq pays. Elle vit aujourd’hui à Londres.
Quelques échos :
«L’écriture est fluide, le style fin, élégant. Le genre de roman dans lequel on plonge et qu’on dévore du début à la fin.»
Danielle Laurin, ELLE Québec
«[Sarah Waters] a réussi à créer une atmosphère très convaincante.»
Anne Lagacé-Dowson, Vous m’en lirez tant
«Vraiment spectaculaire, très agréable, de la très bonne écriture»
René Homier-Roy, C’est bien meilleur le matin
«Sarah Waters, comme une araignée cruelle, file lentement sa toile autour de ses lecteurs et réussit à les emberlificoter complètement. Une fois L’Indésirable terminé, ils n’auront qu’une envie : aller effectuer quelques réparations.»
Martine Desjardins, L’actualité
«Il est savamment mené par une écrivaine qui sait, par ses descriptions et des retournements inattendus, comment inciter ses lecteurs à lire une page de plus, puis une autre, puis une autre, et souvent de plus en plus vite, avec la gorge sèche et un frisson le long de l’échine.»
Marie-France Bornais, Journal de Montréal
«Sarah Waters crée ici une atmosphère gothique d’un réalisme palpable. L’effet de claustrophobie. L’inquiétude face à ce qui pourrait arriver. Et qui n’arrivera peut-être pas. Ou plus tard. Ou pas quand on pensait que… L’indésirable, par sa lenteur voulue, par son ambiance qui prend au ventre et serre doucement, doucement, de plus en plus fort, se lit avec l’impression d’être, de devoir être aux aguets. C’est prémédité, bien sûr.»
Sonia Sarfati, La Presse
«Cette fresque familiale gothique située dans l’Angleterre des années 40 soulève les passions des critiques et des lecteurs depuis sa sortie en librairie.»
Le libraire