Qui est William Gasper ? Ce solitaire qui, depuis cinq ans, arpente inlassablement la Lune, une “montagne de nulle part” située en plein coeur du Nevada ? Qui est cet individu dont personne ne sait rien, sinon qu’il préfère la compagnie de la nature à celle des hommes ? Un promeneur mystique ? Un fugitif hanté par son passé? Un sage ou un assassin ? Est-il vraiment seul sur sa Lune ?

Au fil de son ascension, Gasper revisite ses souvenirs, réels ou imaginaires, entrouvrant les portes d’un esprit lucide où subsistent les vestiges d’une existence marquée par la sauvagerie. Comme les paysages qu’il habite et qui l’habitent en retour, le mystère William Gasper ne se livre qu’à celui qui accepte de le contempler dans toute sa terrifiante majesté.

Oeuvre culte depuis sa parution en 1997, L’Homme qui marchait sur la Lune est un récit incisif et noir aux accents fantastiques dont l’atmosphère rappelle Cormac McCarthy et Jim Harrison. Grâce à une narration tendue à l’extrême, Howard McCord propose une randonnée saisissante, une plongée vertigineuse dans les ténèbres qui baignent, parfois, le coeur des hommes.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jacques Mailhos

Sélection de la rentrée littéraire établie par les libraires de chez Virgin et Le Furet du Nord

Septembre 2008 | 978-2-923550-16-9 | 152 pages | 19,95$

Professeur et vétéran de la guerre de Corée, Howard McCord est né en 1932 à El Paso, au Texas. Auteur prolifique. il a écrit plusieurs recueils de poésie, des récits et des essais et a reçu plusieurs prix prestigieux aux États-Unis. Grand voyageur devant l’éternel, il a également parcouru en solo certains vastes espaces de l’Islande et du Nouveau-Mexique. Il vit aujourd’hui à Bowling Green, dans l’Ohio.

Quelques échos

« La force insidieuse, incroyable, tragique même Howard McCord est là. Dans ce double état de lecture et de compréhension du monde qu’il propose à ses lecteurs. Un homme gravit une montage et la redescend.[... ] Et puis il y a cette déraison, ces égarements d’une conscience hallucinée en communion, peut-être, avec la magie non moins hallucinée des paysages du Nevada. On ne gravit pas impunément la Lune. On n’ouvre pas moins impunément ce livre. Randonneurs et lecteurs, prenez garde !»
Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur

« (Un) roman étrange et fascinant, écrit dans une langue porteuse de sens que la traduction réussit à préserver… Ce souffle, puissant, cette voix de basse grondante et parfaitement juste, d’une douloureuse beauté, nous révèle un auteur de la trempe de Jim Harrison et Cormac McCarthy. » ****
Marie-Claude Fortin, La Presse

« Le décor est grandiose; certaines pages de l’ouvrage s’approchent du sublime. »
Entre les lignes

« Howard McCord ne laisse aucune alternative au lecteur. Il mêle lyrisme et cruauté, mélancolie et horreur, nous contraint à suivre les méandres de l’esprit foutraque de son héros, nous oblige à escalader avec lui des pentes vertigineuses, sur lesquelles toute raison vacille. L’Homme qui marchait sur la Lune est un brûlot, un roman à part, qui réussit une foudroyante alchimie et fait de l’abjecte folie des hommes du grand art. »
Martine Laval, Télérama

« L’homme qui marchait sur la Lune obéit à une petite mécanique noire, dont la singularité n’a d’égale que l’efficacité []…) Un texte en forme de .22 long rifle, dont les détonations pétrifient à tous les coups.  »
Tristan Malavoy Racine, VOIR

« Une oeuvre troublante, incandescente et cynique. »
Louis-Hamelin, Le Devoir

« Complexe et précis, effrayant et subtil, sainement pessimiste : tel est le magnifique roman d’un poète érudit qui voudrait le bien et constate le mal.»
Jean Soublin, Le Monde

« McCord fait véritablement chanter le roc, et libère du désert et de son personnage – entre bête et philosophe – la charge mystérieuse dont son récit se nourrit, calibré à l’extrême, entre les descriptions réflexives pleines de zones d’ombres et des scènes d’action brutales et éthérées. À lire sans faute. »
Christophe Bernard, ICI

« La langue de McCord est une langue à la fois précise et évocatrice. Je ne me rappelle pas avoir rencontré de personnage aussi richement ambigu. intelligent, éclairé, à l’écoute de la nature et en même temps d’une sauvagerie intérieure extrême. Un roman qui donne froid dans le dos. »
Jean Fugère, Radio-Canada

«Laissez-vous hypnotiser par la parole de Gasper, laissez-vous gagner par la tension qu’il instaure progressivement, comme un archer qui bande son arc avant de frapper à l’improviste une cible que vous n’imaginiez pas. Ce “récit authentique d’une longue folie lucide”, comme le qualifie le narrateur, est une des pépites de la rentrée littéraire. »
LCI.fr

« Entre naturalisme et polar, L’homme qui marchait sur la Lune, livre-culte de l’américain Howard McCord, est enfin traduit en français. [Une] rencontre très réussie entre le nature writing et le polar conspiratif. […] Howard McCord réussit un tour de force : ouvrir une voie entre Thoreau et Tarantino. »
Jérôme Dupuis, L’EXPRESS

« Tendu comme un arc, surprenant du début à la fin L’homme qui marchait sur la Lune est une vraie découverte, un texte qui vous cueille comme un coup de poing. Huis clos à ciel ouvert, [ce livre] est une incontestable réussite. Sa noirceur et son décor risquent fort d’emballer les lecteurs de Cormac McCarthy. »
Alexandre Fillon, Livres Hebdo

« Dans cette randonnée mortelle que l’on imagine volontiers incarnée par le hiératique Clint Eastwood, McCord maintient avec brio une inexorable tension façon Peckinpah. L’ombre de Cormac McCarthy n’est jamais loin. Complexité et érudition, effroi et subtilité. Au-delà du pessimisme, la voix d’un moraliste. »
Marc Bertin, Sud Ouest

« Ce récit aux allures de thriller métaphysique réconcilie Cormac McCarthy et Tarantino sous la cravache d’une écriture lapidaire. Une découverte. »
André Clavel, Le Temps