Il pleut des bombes sur Beyrouth. Par légions de dix mille, les fléaux s’abattent sur cette ville déchirée par la guerre civile. Sous un soleil de plomb, on se livre une guerre sans merci pendant que les innocents se terrent dans les abris comme des rats.

Bassam et Georges sont deux amis d’enfance qui ont grandi au milieu de cet enfer de gravats et de sang, dans l’écho assourdissant des détonations. Les deux voyous vivent de menus larcins jusqu’au jour où la dure réalité de la guerre vient les rattraper et les contraindre à un choix difficile: prendre les armes ou prendre la fuite. Tandis que Georges est séduit par les idéologies guerrières de la milice, Bassam, de son côté, rêve de s’enfuir en Europe. Mais ceux qui partent ne reviennent jamais…

Salué par la critique anglo-saxonne comme l’un des romans les plus puissants jamais écrit sur la réalité de la guerre, Parfum de poussière a révélé un écrivain doté d’un talent de conteur brut et d’une plume sauvage, hallucinée. Cru et fort comme un direct à l’estomac, ce premier roman dresse un portrait cinglant de l’absurdité de la violence qui n’est pas sans évoquer L’étranger de Camus, dont le spectre flotte sur ses pages, tachées par la poussière et le sang des hommes.

- Gagnant du Combat des livres de la SRC – 2009
- Prix IMPAC Dublin Award 2008
- Prix des libraires du Québec 2008
- Prix McAuslan du premier roman
- Prix Hugh MacLennan
- Finaliste – Prix littéraire du Gouverneur général
- Finaliste – Prix Scotiabank Giller
- Finaliste – Prix du Commonwealth (premier roman)
- Finaliste – Prix Courrier International

Rawi Hage
Né à Beyrouth, au Liban, Rawi Hage a survécu à neuf ans de guerre civile. Il a immigré au Canada en 1992. Il pratique avec succès l’écriture, les arts visuels, le commentaire politique et le métier de curateur. Son travail a remporté plusieurs prix. Ses textes ont été publiés dans les revues Maclean’s, Fuse, The Toronto Review, Montreal Serai et Al-Jadid. Il a participé à des expositions solos et collectives dans plusieurs pays. Son deuxième roman, Le cafard, est paru chez Alto en 2009. Rawi Hage vit à Montréal.


Traduit de l’anglais (Canada) par Sophie Voillot
Collection CODA Mars 2010 | 978-2-923550-24-4 | 352 pages
| 17,95$
*Publié par les Éditions Denoël en France sous le titre De Niro’s game


Quelques échos

« Un succès initial éclatant et justifié qui doit d’abord à la langue fougueuse et à l’indéniable sens du récit de son auteur. »
Tristan Malavoy-Racine, Voir

« Aussi brut que subtil, Parfum de poussière offre un portrait fracassé du carnage de la guerre civile libanaise. Un premier roman fulgurant par un auteur au talent multiforme. […] Entre le concret déconcertant des massacres et l’appel d’un sacré dissolu, Parfum de poussière dissémine en parcelles d’ombre et de lumière l’humanité réduite en cendres. Un parfum de soufre, certes, mais aussi l’odeur d’un grand écrivain! »
Elsa Pépin, Ici

« Parfum de poussière se démarque surtout par le rythme halentant de l’écriture, les images récurrentes – «dix mille cigarettes», « dix mille cercueils» – qui explosent comme des feux d’artifice, ou comme des bombes, justement, éclaboussant les pages de sang et de lumière. »
Hélène Rioux, Lettres québécoises

« Dès les premières pages, les premières phrases, on est soufflé. Par l’absurdité de la guerre, vécue au quotidien. [...] La grande force de Parfum de poussière réside avant tout dans le fait qu’on dépasse le contexte pur et dur de la guerre, tout en étant de plein fouet dedans. C’est-à-dire: l’amitié, mais aussi l’amour, la sexualité, la nécessité de donner un sens à sa vie, tout ça taraude les deux adolescents au coeur de l’histoire. Mais tout ça est décuplé, vu la guerre, la violence, le danger. Vu la déshumanisation ambiante. Et le sentiment d’urgence. [...] Comment se débarrasser de ses cauchemars? De son passé, de son identité? Comment marcher dans la rue sans une arme, prêt à dégainer? Comment vivre, maintenant… tout en sachant que «les chambres de torture, elles sont en nous»? Pas de réponses, dans Parfum de poussière. D’où le malaise. Et la force de frappe. Ça s’appelle de l’art, non? L’art du roman, à la façon de Rawi Hage, disons. »
Danielle Laurin, Le Devoir

« Parfum de poussière mélange le symbolique et le philosophique selon un dosage percutant. »
Adeline Corrèze, Le libraire

« Il est difficile d’écrire sur un livre qui ne mérite que des louanges. Ce n’est pas que ces derniers temps on lit peu de livres traitant de la guerre : bien au contraire. Toutefois, il est rare que la violence et la cruauté dans laquelle grandissent les enfants soient aussi poignantes que dans ce premier roman de Rawi Hage. »
Felicia Mihali, Terra Nova

« Pétri d’humour noir et d’urgence, Parfum de poussière est une chronique finement ciselée de l’absurdité de la guerre civile à Beyrouth. Les images évoquées explosent comme dix mille bombes dans l’imaginaire du lecteur. »
Atom Egoyan

« Un chef-d’œuvre; la narration littéraire atteint un sommet avec Rawi Hage. »
Literary Review of Canada

« Si je n’avais qu’un titre à retenir cette année, ce serait Parfum de poussière ».
Chantal Guy, La Presse

« Parfum de poussière est le livre le plus subtilement nuancé, à la psychologie la plus fascinante, qui ait été écrit depuis longtemps sur les effets corrosifs de la guerre. »
The Financial Times

« L’Orient et l’Occident se rencontrent dans ce premier roman remarquable qui offre une perspective entièrement nouvelle sur Beyrouth déchirée par la guerre. À la fois dépouillé et lyrique, le récit de Hage est une pure merveille, et fait alternativement appel aux héros d’aventures américains et à une antique imagerie arabe. Le mélange qui en résulte est aussi saisissant que magnifique. »
Booklist