Éditions Alto

  • Octobre 2008
  • 616 pages
  • 28,95 $ (Papier)
    ISBN : 978-2-923550-17-6
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Effigie

Alissa YORK

Utah, 1867. Erastus Hammer, éleveur de chevaux et chasseur renommé, mène une existence austère sur son ranch en compagnie de ses quatre épouses : Ursula la pieuse, Ruth l’éleveuse de vers à soie, Sœur Thankful l’aguicheuse et Dorrie, une adolescente rescapée d’un massacre de pionniers fomenté par les mormons et les Indiens. Discrète et solitaire, cette dernière n’a aucun souvenir de sa vie avant la tragédie et se voue tout entière à la pratique délicate de la taxidermie afin d’insuffler une vie éternelle aux trophées de chasse de son mari. Mais, la nuit, elle rêve de nuées d’oiseaux, de loups et revoit d’horribles scènes de violence.

Bendy Drown, le nouveau garçon d’écurie battu, enfant, par un père colérique plus intéressé par l’or et le whisky que par sa progéniture, remarque son tourment et lui offre son aide. Les adolescents se rapprocheront dans un jeu dangereux au sein de ce ménage mormon tendu par l’envie et les jalousies. Dehors, un loup rôde sur les terres de Hammer à la recherche de ce qu’il a perdu. Sa quête nocturne dévoilera les tensions et les secrets de cette famille compliquée.

Finaliste au prix Scotiabank Giller, Effigie est une fresque historique envoûtante, empreinte de sauvagerie et de sensualité. Un tour de force romanesque qui, par une mystérieuse alchimie, nous amène à repenser la fragile frontière séparant l’humain de l’animal.

Pré-sélectionné au Prix des libraires du Québec 2009

Traduit de l'anglais (Canada) par Florence Lévy-Paoloni


Quelques échos :

« Alissa York déroule une écriture pénétrante, porteuse de fantômes et de colères, dont la traduction de Florence Lévy-Paoloni rend toute la sombre élégance. Un grand roman.****  »
Tristan Malavoy-Racine, VOIR

« Alissa York a tissé une intrigue complexe, mouvante et émouvante, dans une écriture à la fois lyrique et précise traduite d’admirable façon par Florence Lévy-Paoloni. […] Avec une puissance d’évocation presque cinématographique, Alissa York entremêle les histoires de ses personnages en de courts chapitres qui se succèdent abruptement, dans un habile jeu de miroirs et d’associations d’idées. Bizarrement, cela confère une lenteur presque insoutenable au début du récit. Puis tout s’accélère, et on parcourt les dernières pages dans un galop débridé, haletant, comme dans le meilleur des films western. Il faut ensuite bien du temps pour que retombe la poussière soulevée par cette passionnante chevauchée.****  »
Fabienne Couturier, La Presse

« Un roman fort […]. Avec beaucoup de subtilité, mélangeant passages réalistes et oniriques, Alissa York parvient à parer Effigie de poésie de l’Ouest et d’une remarquable animalité souterraine. »
Christian Desmeules, Le Devoir

« Le deuxième roman de la Canadienne Alissa York est illuminé, dès les premières pages, par une écriture à la fois rugueuse et chatoyante, qui sied merveilleusement au décor qu’elle décrit. Mais la force d’Effigie tient aussi à l’habileté avec laquelle l’auteur superpose les passages les plus réalistes à des scènes oniriques, stupéfiantes de beauté (les rêves de Dorrie, devenue corbeau), qui rappellent le meilleur Jim Harrison. Avec une grande subtilité, York met face à face des termes qu’on croit jumeaux: croyance et foi, sauvagerie et animalité. Mais il est temps de réviser nos définitions. »
Baptiste Liger, Lire

« Construit en kaléidoscope, le texte donne alternativement la parole à différents protagonistes, épouses, enfants, ouvrier agricole et même un oiseau qui a survolé le champ de bataille de Mountain Meadows, lieu où plus d’une centaine d’émigrants furent massacrés par des colons mormons et des Indiens Paiute, en 1857. L’habileté avec laquelle Alissa York parvient à faire fonctionner ce dispositif, sans aucune confusion, force l’admiration. »
Raphaëlle Rérolle, Le Monde

« Un merveilleux souci du détail […]. York montre habilement la puissance de la foi, particulièrement quand elle est liée au besoin. […] Elle parvient à rassembler en une fascinante conclusion les différents fils que sont récit, lettres et rêves. Dans son premier ouvrage, Amours défendues, York mettait à profit les techniques du récit historique; dans ce roman, elle passe maître du genre. […] Effigie explore la nature de ce qui fait l’être humain. »
The Globe and Mail

« Les personnages qui peuplent ce récit sont dessinés avec une attention chirurgicale, comme une suture tirant la peau. Ce sont les personnages et leurs histoires qui font bouger ce roman. York réussit de main de maître à nous happer, à donner un souffle à l’inconnu. Effigie est le vestige d’une époque révolue, à la fois résolu, inébranlable, hors du temps et inoubliable grâce à ses présences envoûtantes. […] Alissa York, dont le premier roman, Amours défendues, publié en 2003, avait suscité les éloges, a écrit une œuvre qui, telle la taxidermiste qui en occupe le centre, réussit avec brio à insuffler la vie à un objet inanimé. C’est certes macabre, mais l’évocation historique est fascinante, saisissante et vraie. »
Edmonton Journal

« L’effet général est grisant et d’une fraîcheur authentique : une vue panoramique d’une époque charnière dans l’histoire des plaines avec, au premier plan, des personnages qui seraient normalement relégués en périphérie du tableau. York écrit avec une précision rigoureuse, clouant chaque mot en place. Pour les lecteurs de son roman solide comme le roc […], les bonheurs abondent. »
Books in Canada

« Dans son magnifique Effigie, Alissa York nous offre la transcendante enfant-épouse Dorrie, cadette de quatre femmes mariées à un rancher mormon. Les rêves étranges de Dorrie viennent éclaircir le conte hypnotisant de York, riche en détails historique et animé par des personnages habilement dessinés, parfaitement inoubliables. L’écriture galope et bondit en avant puis s’arrête pour observer avec intensité comme si, à l’image de la singulière fascination de Dorrie, elle était née de la nature même. Un livre merveilleux. »
Lori Lansens, auteur d’Un si joli visage et des Filles